L’UBT, le syndicat des coursiers à vélo

Aujourd’hui, on les voit partout, ils travaillent comme coursiers à vélo. Ils livrent vos repas et vos colis à vélo.

L’entreprise pour laquelle ils travaillent n’est pas propriétaire des marchandises qu’ils transportent. Les coursiers font une course contre la montre, affrontent pluies et vents, zigzaguent entre les autos, bravent les embouteillages. Ils font tout leur possible pour livrer le colis ou le lunch à temps. Le client est roi, le temps c’est de l’argent.

Mais... reçoivent-ils ce à quoi ils ont droit ? Un salaire décent ? Des vêtements appropriés ? Un vélo en bon état ? Une bonne assurance ? Ou sont-ils (obligés de travailler comme) freelance ?

L’UBT se bat depuis des années pour les droits des coursiers à vélo. Nous dénonçons le fait que les coursiers à vélo soient inscrits comme faux indépendants ; qu’on trompe les étudiants qui perdent le droit aux allocations familiales et/ou à une bourse d’étude parce qu’on ne les informe pas correctement ; qu’on prétende que le revenu complémentaire des coursiers à vélo est immunisé à l’impôt, ce qui n’est pas la position du fisc.

Nous voulons que les coursiers à vélo reçoivent ce à quoi ils ont droit, c’est-à-dire les conditions de salaire et de travail de la commission paritaire du transport de marchandises et logistique (la CP 140.03), donc les salaires minimums en vigueur dans le secteur, mais aussi d’autres avantages comme une assurance hospitalisation, une prime de fin d’année, la pension du deuxième pilier, une bonne assurance contre les accidents du travail, ...

L’UBT veut que les entreprises de coursiers à vélo mettent un équipement de base à la disposition de leurs travailleurs, à savoir au minimum un casque de vélo et des vêtements de protection. Car pour nous, la sécurité est une priorité ! Les coursiers doivent avoir le bon contrat et être reconnus au niveau de la concertation sociale.

Dès vendredi 21 juin 2019, l’UBT remettra ses préoccupations aux échevins des affaires sociales dans plusieurs villes.

Nous avons demarré nos actions par une visite au cabinet de Tom Meeuws,
échevin des affaires sociales, de la lutte contre la pauvreté, de l’égalité des chances et de l’économie sociale à la ville d’Anvers.