Les coursiers à vélo méritent mieux que les discussions menées au-dessus de leurs têtes

Les coursiers à vélo ont été à la une de l’actualité ces dernières semaines.

Tout a commencé lorsque début octobre, Deliveroo annonçait dans la presse qu’elle mettait fin à sa collaboration avec SMart. L’entreprise avec son appli très populaire qui permet de commander un repas auprès de son restaurant favori avait décidé : ses coursiers étaient bombardés indépendants. L’UBT a réagi immédiatement pour défendre les droits des coursiers.

Faux indépendants

SMart veillait à ce que les coursiers de Deliveroo soient payés plus ou moins correctement et bénéficient d’une protection sociale. Mais depuis le mois de juin, Deliveroo teste un nouveau modèle de mini-emplois. Avec ce nouveau système, les coursiers sont payés à la livraison. Cela signifie que les quelque 1000 coursiers belges de Deliveroo devront travailler comme indépendants et ne toucheront donc plus de salaire horaire.

Un fameux recul social, souligne Frank Moreels, président de l’UBT. “Deliveroo se décharge de ses responsabilités en matière d’assurances et de cotisations de sécurité sociale sur le dos de ses coursiers ‘indépendants’, qui sont en réalité des faux indépendants car ils n’ont qu’un seul patron et n’ont pas ou seulement très peu d’impact sur le client qu’ils livrent.”

Evolution politique

Cette nouvelle a causé pas mal de remous au niveau politique. Ainsi, le ministre de l’Emploi Kris Peeters (CD&V) a décidé d’envoyer l’inspection de l’ONSS chez Deliveroo pour effec-tuer un contrôle sévère. Meryame Kitir du sp.a de son côté voudrait accorder le ‘statut d’artiste’ aux coursiers à vélo. Une grave erreur, selon Frank Moreels. “Pour considérer les coursiers à vélo comme des ‘artistes’, pour leur donner le ‘statut d’artiste’, je ne peux trouver qu’un seul argument : parmi ces jeunes, il y a en effet des artistes, à savoir des artistes du guidon ! Là s’arrête toute comparaison.”

L’UBT fait du vélo ...

L’UBT continue entretemps à œuvrer pour offrir une protection décente aux coursiers à vélo. Elle vient d’entreprendre les premières démarches judiciaires et a organisé dans plusieurs grandes villes des actions pour informer les coursiers à vélo de leurs droits et de leurs obligations.

Steven bakfiets

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Cette article est publiée dans la dernière édition de be motion, le magazine trimestriel de la FGTB-UBT. Lisez ce magazine complètement en ligne.