ITF

Le secteur de la marine marchande est de par sa nature un secteur international. Pendant des années, la marine marchande belge a souffert de la concurrence internationale des pays à bas salaires. Avec toutes les conséquences néfastes qui s’ensuivent : absence de sécurité à bord des navires, des marins à peine formés, … Sous la pression de l’International Transportworkers' Federation (ITF) (à laquelle l’UBT est affiliée), la Convention sur le travail maritime, mieux connue comme la MLC 2006, a été conclue au sein de I ’Organisation internationale du travail (OIT). Cette convention regroupe toutes les conventions existantes sur le travail maritime et autres conventions de l’OIT. Elle est considérée comme le quatrième pilier de la législation maritime à côté des trois autres conventions principales de l’Organisation maritime internationale (OMI) : SOLAS, MARPOL et STCW.


La convention est un pas extrêmement important dans la voie de l’amélioration des conditions de travail et de salaire des gens de mer. Elle ne regroupe pas seulement d’anciennes conventions, mais reprend aussi de nouvelles exigences, plus particulièrement la certification des conditions de vie et de travail à bord des navires, le « Certificat du travail maritime ». La Belgique n’a ratifié la convention qu’en 2013 qui a entretemps été approuvée par 79 pays représentant ensemble 91% du tonnage brut total transporté par les navires de mer dans le monde.

Nos inspecteurs de l’ITF, Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. et Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., sont chargés du contrôle du respect des prescriptions de la CTM sur les navires battant pavillon de complaisance et amarrés dans un des ports belges. Ils vérifient si ces navires respectent les accords internationaux en matière de sécurité, de confort et d’hygiène à bord, de nourriture et de travail, et si les salaires sont payés correctement et à temps. Ils peuvent être contactés par les autorités portuaires, la police portuaire ou n’importe quel marin se trouvant dans l’un des ports belges et ayant un problème avec son capitaine ou son employeur. Suivez leurs actions sur notre page Facebook et découvrez-vous-même dans quelles conditions scandaleuses certains marins sont contraints de travailler.

Marc et Rino rapportent à la Fédération internationale des travailleurs du transport et se concertent avec leurs collègues étrangers lorsque des navires ou armateurs ne respectent manifestement pas les règles et les conventions internationales.