L’UBT – FGTB réclame une politique sociale et de gauche

Au lendemain des élections de ce 26 mai 2019, nous allons, comme syndicat, faire notre travail, c’est-à-dire défendre nos membres, quelles que soient les coalitions qui sortiront finalement des urnes au niveau de la Flandre, de la Wallonie, de Bruxelles et du Fédéral, et même au niveau européen.

L’UBT-FGTB va faire son travail qui consiste à défendre tous ses membres, flamands, wallons et bruxellois. Quels que soient leur couleur, leur origine ou leur contexte.


La Flandre en brun foncé

La Flandre enregistre un grand vainqueur, c’est le Vlaams Belang. Ce parti a gagné en jouant la carte de « l’identité flamande » et en s’attaquant aux (trans)migrants. En accordant la priorité non pas aux « travailleurs », mais bien en plaçant « le propre peuple d’abord».

La N-VA perd du terrain, mais reste le plus grand parti de Flandre. Si l’on additionne les voix de la N-VA et celles du Vlaams Belang, il convient de constater que près de la moitié des électeurs ont voté très à droite voire à l’extrême droite. Les militants de l’UBT doivent savoir qu’il s’agit de deux partis clairement antisyndicaux.

Le résultat du sp.a est dramatique. Il s’agit du résultat historiquement le plus faible du parti. Enregistrer une régression de 3% après cinq années passées dans l’opposition est synonyme de lourde défaite. Pour ce qui nous concerne, le président du sp.a en est dès lors réduit à tirer ses conclusions. Le sp.a a besoin d’un électrochoc et le seul message clair possible pour lui consiste à dire: c’est compris, nous allons faire les choses autrement.

C’est, en tant qu’UBT, ce que nous disons sans complexe. Nous avons soutenu le sp.a comme relais politique et nous continuerons à le faire, mais nous entendons le faire à l’appui d’un message clair, sur la base de notre programme.

Nombre de voix de gauche sont allées au PTB. Malheureusement, ceci ne rapportera pas grand-chose à la gauche, la probabilité de les voir participer au pouvoir étant faible, sauf peut-être en Wallonie. Dès lors, le PTB restera un parti aiguillon, un parti sortant cependant renforcé de ce combat électoral. Nous nous réjouissons que ces voix soient allées à la gauche et non à la droite.


Le PS recule en Wallonie. Mais il reste le plus grand parti

Nous ne pouvons que nous en réjouir. En Belgique francophone, le PS reste un facteur de pouvoir. Il a toujours été un allié du syndicat et nous sommes convaincu qu’il le restera à l’avenir. De surcroît, le PTB progresse davantage en Wallonie qu’en Flandre. La Wallonie n’évolue dès lors pas vers la droite, mais vers la gauche...

Là encore, nous ne pouvons que nous en féliciter. Nous savons que le renforcement de la gauche en Wallonie ne peut que renforcer les positions syndicales et nous nous en réjouissons. Nous appelons la gauche wallonne à rester le solide défenseur des positions du syndicat.


Pas de percée des anti-européens et des populistes en Europe

Dans certains pays, ils obtiennent de très bons résultats comme en Belgique, en France ou en Italie, pour ne pas parler du Royaume-Uni. La gauche et le centre régressent, mais il n’y a pas eu de « percée anti-européenne » et la bonne nouvelle se situe au niveau de notre relais politique au Parlement européen, avec lequel nous collaborons bien, un relais qui a été préservé. En effet, nous pourrons continuer à compter sur Kathleen Van Brempt et nous collaborerons avec les élus du PS: Marie Arena et Marc Tarabella.


Nous défendons une politique sociale

Pour l’UBT-FGTB, les choses sont claires. Nous veillerons à ce que les positions de notre syndicat viennent colorer le plus largement possible la politique menée. Nous continuons de revendiquer une politique socialiste et nous continuerons de défendre nos priorités.

Pour ce qui concerne notre syndicat, nous estimons que lorsque c’est possible, les partis socialistes doivent participer au pouvoir, quelle que soit la controverse ainsi suscitée. Laisser le pouvoir à la droite ou à l’extrême droite et leur permettre de démanteler encore davantage notre sécurité sociale n’est pas une option. Nous confirming aussi notre volonté de fédérer Flamands, Wallons et Brruxellois, et nous rejettont donc le confédéralisme.


Notre syndicat s’est battu en faveur des droits démocratiques et il poursuivra ce combat.


Frank Moreels
Président de l’UBT-FGTB