Fête des jubilaires

Relisez le discours de notre président Frank Moreels à la Fête de nos Jubilaires du 8 octobre 022 à Anvers.

 

Chers camarades,
Chers amis,
Chers jubilaires,

Tout d’abord, bienvenue à votre fête.
Bienvenue également à vos conjoints et conjointes.

Chers Jubilaires, Soyez les bienvenus à votre fête des jubilaires.

En fait, je devrais plutôt dire « à notre fête des jubilaires ».

En effet, nous organisons cet événement tous les quatre ou cinq ans.
Ma collaboratrice, Freya, cherche alors dans le fichier de membres
tous les noms et adresses de personnes entrant en ligne de compte
et envoie ensuite les invitations.
Ce qu’elle a donc fait aussi cette fois-ci.
Elle m’a dit que toutes les invitations avaient été envoyées.
J'étais donc rassuré.
Lorsque je suis rentré chez moi quelques jours plus tard,
j’ai trouvé une invitation dans ma boîte aux lettres.
Je pensais que Freya me l’avait envoyée
pour me montrer que tout était bien parti.
Puis, mon euro est tombé...
Je m'étais invité moi-même car je suis membre depuis 41 ans.
C’est donc bel et bien « notre fête ».

Je me suis affilié au syndicat lorsque j’étais encore étudiant.
J'étais orphelin, j’avais perdu mes parents à un très jeune âge
et j’ai donc dû combiner études et travail.
J’ai fait toutes sortes de boulots,
et je me suis affilié au syndicat lorsque j'étais encore jobiste.
Parce qu’en travaillant, j’ai appris à quel point un syndicat était nécessaire.
Et ce fut le cas pour beaucoup d’autres.

Notre Marc Loridan, d’ailleurs, fait aussi partie des jubilaires aujourd’hui.

Mes Chers camarades, je tiens à ce jour
Au nom de l’exécutif de l’UBT
A vous remercier tous et toutes.
Pour votre fidélité à notre organisation syndicale.
Pour ces longues années d’affiliation à l’UBT
Parce que soyons clair.
Une organisation syndicale ne vaut rien
si nous ne pouvons pas compter sur
Nos affiliés,
Nos militants,
Nos délégués, …
Sur vous tous qui êtes le cœur de notre organisation !

Une fête des jubilaires est un moment solennel,
mais aussi l’occasion de s’attarder un instant sur qui nous sommes,
de souligner nos valeurs et
d’être fiers de ce que nous avons accompli ensemble.

Ceux qui sont membres depuis plus de 25 ou 40 ans
– mais aussi les jeunes parmi nous –
savent bien à quoi sert le syndicat,
votre syndicat.

Chaque jour, nous aidons des dizaines de personnes
en leur offrant une prestation de services solide.
Même pendant la crise sanitaire
et même pendant le confinement,
nous sommes restés au service de nos membres.
Nous avons tenté d’être créatifs dans la manière dont nous pouvions assister nos membres :
avec une prestation de services en ligne,
sur Messenger ou WhatsApp,
par un système de rendez-vous...
Tous les moyens ont été utilisés pour rester en contact avec la base.

C’est d’ailleurs grâce à nos délégués, grâce à l’UBT,
que des plans de prévention ont été conclus dans les entreprises,
que des équipements de protection ont été mis à disposition...

Durant cette même crise,
et aujourd’hui pendant la crise énergétique
due à cette maudite guerre en Ukraine,
notre Sécurité Sociale,
la cathédrale que nous avons construite en tant que syndicat,
prouve toute son importance.
Sans notre système de soins performant,
la crise de la Covid aurait été bien plus grave.
Sans le système de chômage temporaire,
des centaines, des milliers d'ouvriers du transport auraient perdu leur emploi.
Et j’aurais encore bien d’autres exemples à donner...

Nos ouvriers portuaires savent
qui a bloqué les atteintes à la loi Major,
à plusieurs reprises.
C’est nous, c’est l’UBT !

Nos chauffeurs savent qui a arraché le Mobility Package
en Europe : c’est nous, c’est l’UBT !

Mais aussi récemment nous avons pu réaliser des avancées importantes
Réalisér des points importants de notre programme de la FGTB
De l’UBT :
La pension minimale à 1630 euros, c’est nous.
La préservation de l’index, c’est nous.
Le relèvement de plus de 20% de toutes les allocations sociales, au-delà de l’index, c’est nous.
La taxe - encore trop modeste certes - sur la fortune, c’est nous.
Le refinancement massif des soins de santé, c’est nous
La hausse du salaire minimum,
pour la première fois depuis plus de douze ans, c’est encore nous!

Et à propos de l’index, je veux être très clair.
Hors de question pour nous d’y toucher.
Les employeurs se lamentent
sur le coût qu’il représente pour eux.
Soyons réalistes :
les ouvriers du transport ont bien le droit que leur salaire suive
les hausses de prix considérables auxquelles nous devons faire face aujourd’hui.
Avec les prix de l’énergie et du carburant, pour un ménage ordinaire,
même à deux revenus,
Il est presque devenu impossible de couvrir tous les coûts.
Notre message pour le gouvernement et les employeurs est clair :
- pas touche à l’index !
- Imposez des prix maximums pour le gaz et l’électricité !
- Et taxez les surprofits des producteurs d'énergie !

Est-il normal, camarades, qu’ENGIE enregistre des millions de bénéfices et les verse aux actionnaires de Paris, alors que nous devons payer des factures d’énergie exorbitantes ?
Non camarades, ce n’est pas normal !

Camarades, nous voyons aujourd’hui en Europe
de plus en plus de partis de droite accéder au pouvoir.
Non seulement en Pologne et en Hongrie,
mais aussi en Suède ou encore en Italie, l’extrême droite
s’est imposée dans les gouvernements.
Et cela n’a été possible que parce que des citoyens lambdas, des ouvriers,
certains de nos collègues, ont voté pour des partis d’extrême droite.

Chez nous aussi, camarades,
le « Vals Belang » trépigne d’impatience.
Pourtant, camarades, voter pour le Vlaams Belang,
c’est voter contre votre propre intérêt.

Quand il s’agit de défendre les travailleurs,
Il n’y a plus personne.

Ce parti est contre votre syndicat,
qu’il veut brider,
voire supprimer.

Ce parti a voté contre le mobility package,
donc pour la perpétuation du dumping social.

Ce parti a voté contre l’augmentation
du salaire minimum au Parlement européen. 

Et je pourrais donner encore bien d’autres exemples !
Un vote pour les populistes est un vote perdu.

Je veux donc vous appeler
à rester fidèles
au combat anti-fasciste que l’UBT a toujours mené.

L’entrée de notre bâtiment sur le Paardenmarkt
abrite une plaque commémorative pour Pot et Grijp,
deux militants socialistes assassinés
par les fascistes de la deuxième guerre mondiale.
L’une d’entre eux était docker !

Lode Verbraecken, membre du comité UBT,
est allé se battre contre les fascistes
durant la guerre civile espagnole.

Et Louis Major lui-même
a été très actif dans la résistance antifasciste avant et pendant la guerre.

Continuons leur combat ensemble.
Défendons-nous ensemble contre la droitisation.
Contre le populisme.
Contre les fascistes.

Camarades, le 21 septembre, plus d'un millier de membres de l’UBT
ont fait grève et ont participé à l’action à Bruxelles.
Et le 9 novembre, nous participerons à la grève organisée par la FGTB.
Que les choses soient claires : ces actions ciblent les employeurs,
ainsi que les libéraux du gouvernement qui s’opposent à tout progrès social.
Chaque fois que le Parti Socialiste ou Vooruit avance une proposition qui nous convient,
les libéraux bloquent tout.
Et cela doit cesser.

Mais aujourd’hui, faisons la fête.
Aujourd'hui, amusons-nous.
Car quiconque travaille dur,
Quiconque se dépasse pour ses collègues,
Quiconque s’engage pour l’UBT des années durant

A bien le droit d’être mis à l’honneur
Et de faire la fête.

Aujourd'hui, nous vous mettons à l’honneur,
Aujourd'hui, nous fêtons cela en famille
Aujourd’hui, nous vous disons à tous un grand merci
C’est pourquoi, camarade, je vous demande un tonnerre d’applaudissements, pour vous !