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Le Ministre Dermagne tape dans le mille : de meilleurs salaires sont la solution à la pénurie de chauffeurs !

La fédération patronale Febetra réagit comme piquée au vif. Selon elle, la pénurie de chauffeurs en Belgique ne pourra pas être résolue en payant des salaires plus élevés.

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La solution pour les chauffeurs UBER : un compromis acceptable !

Depuis l’interdiction de l’application UberX, il fallait trouver une solution pour les chauffeurs LVC dans la Région bruxelloise qui tirent principalement leurs revenus de ces courses.

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Protocole d’accord services réguliers TEC - CP 140.01

Le 3 décembre une négociation a eu lieu avec comme point à l’ordre du jour la programmation sociale 2021-2022.

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Protocole d’accord services occasionnels - CP 140.01

Après un travail préparatoire approfondi de l’UBT-FGTB, nous sommes parvenus après quelques rounds de négociations difficiles à conclure un accord sectoriel pour les services occasionnels.

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Protocole d’accord Services réguliers spécialisés - CP 140.01

Après un travail préparatoire approfondi de l’UBT-FGTB, nous sommes parvenus après deux rounds de négociations à conclure un accord sectoriel pour les services réguliers spécialisés.

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Protocole d’accord Services réguliers - CP 140.01

Après un travail préparatoire approfondi de l’UBT-FGTB, nous sommes parvenus après quelques rounds de négociation à conclure un accord sectoriel pour les services réguliers.

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Le travail intérimaire sous la loupe

Comment un phénomène temporaire est devenu un fléau journalier !

A l’occasion de la première journée de l’intérim organisée par l’UBT-FGTB et la FGTB Métal, nous sommes allés trouver Ortwin Magnus, vice-président de la FGTB Métal. Il assure avec passion le rôle de coordinateur Métal/Transport pour l’intérim. Il se prépare aux négociations au sein du CNT et tire une nouvelle fois la sonnette.

BM : Pourquoi une ‘Journée de l’Intérim’ commune ?

Ortwin Magnus : « L’objectif de la journée d’étude était d’examiner avec les délégués et les secrétaires le côté pratique de cette problématique. Nous avons rafraîchi les connaissances du travail intérimaire et examiné comment renforcer notre action syndicale dans ce domaine. Nous n’avons pas seulement examiné la législation et les procédures relatives au travail intérimaire, nous avons discuté également des difficultés pour les faire appliquer. Nous avons étudié aussi l’impact social et familial du travail intérimaire et des contrats précaires et nous nous sommes demandé quelle approche syndicale appliquer en matière de travail intérimaire sur le lieu de travail. Car le phénomène temporaire du travail intérimaire a connu une telle explosion que son caractère temporaire a disparu et a été remplacé par un système permanent. »

BM : à quels problèmes les délégués sont-ils confrontés sur le terrain ?

Ortwin Magnus : « Pour les entreprises et les agences intérimaires, c’est devenu un modèle économique qui a pu se développer grâce à la technologie à un point tel qu’il est devenu un standard. Un standard qui fait que de nombreux travailleurs savent seulement la veille quel travail ils feront demain et à quelle heure ils devront commencer. Et il arrive parfois que le contrat est quand même annulé le matin suivant. Le chômage y fait soit disant face. Mais la maladie, les jours fériés, les accidents du travail, le petit chômage … passent très souvent à travers les mailles du filet. La sécurité sociale permet dans le meilleur des cas d’y faire face, sinon, c’est le travailleur qui trinque. Et s’il n’est pas assez assertif et laisse les choses telles quelles, c’est du pur bénéfice pour l’entreprise.

Jour après jour, nos collaborateurs tentent de combler les trous du système au moyen de dossiers individuels. C’est-à-dire avec du ruban adhésif. Car le lendemain, le trou apparaît de nouveau. Nos délégués et nos militants doivent faire le grand écart entre les travailleurs fixes qui votent pour eux et les intérimaires qui font le travail sale, font face aux pics, vont peut-être être engagés définitivement un jour… et les employeurs qui sortent tous les arguments pour dire pourquoi ils préfèrent ces intérimaires très coûteux aux travailleurs fixes. Un sacré boulot, et du respect pour le travail qu’ils font. Certainement quand on examine les possibilités de contrôle qu’on veut utiliser comme délégué.  

Nous, négociateurs, nous sommes également frustrés par une réglementation et des gouvernements de droite qui considèrent la flexibilité, la mobilité, l’employabilité ou encore le taux d’emploi comme des axiomes et qui sont aveugles devant les conséquences pour ces travailleurs qui se cachent derrière les chiffres. » 

BM : l’organisation de la journée, était-ce une coïncidence ?

Ortwin Magnus : « Non, absolument pas. Elle s’inscrivait aussi en partie dans la campagne sur les contrats journaliers que nous venons de lancer. Pour soutenir nos négociateurs au CNT qui sont prêts à engager les négociations qui s’annoncent et aussi pour continuer à rappeler au grand public et au monde politique l’énorme quantité de travail intérimaire effectuée chaque année. 6.444.000 contrats journaliers, dont 2.780.000 de contrats journaliers successifs chez le même utilisateur ... C’est la population d’une grande commune qui en fait l’expérience quotidienne. Ce sont les chiffres de 2019, malgré l’engagement du CNT, pris dans le cadre de son avis de juillet 2018, de réduire sur la période 2018/2019 le recours aux contrats journaliers successifs chez un même utilisateur de 20% par rapport à 2016. 

Soyons clairs : la réduction de 20% était un engagement pris par Federgon pour démontrer sur une période de deux ans qu’ils voulaient réellement réduire les abus. Mais ils n’ont pas réussi et la situation a été encore plus mauvaise en 2020, l’année de la pandémie : plus de 24% des contrats d’intérim étaient des contrats journaliers successifs ! »


BM : que voulez-vous concrètement lors des négociations sur ces contrats journaliers ?

Ortwin Magnus : « Nous avons toute une liste de revendications. Une motivation précise de la raison d’utiliser des contrats journaliers. Nous voulons une contribution financière facturée par l’agence intérimaire à l’utilisateur et au profit de la sécurité sociale après utilisation d’un nombre déterminé de contrats. Car aujourd’hui, ‘the sky is the limit’. Et puis un nombre maximum de contrats journaliers par travailleur intérimaire chez le même utilisateur pendant une période déterminée.

Nous voulons aussi des contrôles ciblés plus fréquents, aussi bien pendant que préalablement à l’utilisation des contrats journaliers. Une collaboration structurelle plus intense avec les services d’inspection est une nécessité ici. »

BM : avez-vous déjà obtenu des résultats concrets ? Et où est le focus pour l’avenir ?

Ortwin Magnus : « Nous n’avons hélas pas obtenu d’accord sectoriel en 2019 – 2020, mais cela ne nous a pas empêché de continuer à négocier. Il y a quelques mois, nous sommes parvenus à négocier quelques accords en matière de formation et après trois ans de combat aussi un accord sur une prime pension. Nous avons signé la semaine dernière les accords sur la formation et les groupes à risque, ce qui est une bonne nouvelle car on réussit à nouveau à conclure des accords. En décembre, nous allons exposer nos cahiers sectoriels.

Au niveau sectoriel, nous mettons le focus sur la qualité et le refinancement du fonds social, car le financement de la prime de fin d’année mérite une plus grande sécurité. Un fonds de sécurité d’existence en bonne santé financière permettra aussi d’obtenir de nouveaux avantages pour nos membres. 

Pour nous, le principe de l’utilisateur paie est, à travers tous les dossiers, le fil rouge de la solidarité. En principe, un intérimaire devrait bénéficier des mêmes avantages qu’un travailleur fixe. Ce qui n’est pas le cas en pratique. Du point de vue coûts, c’est aussi le seul moyen de ramener le travail intérimaire à des proportions normales, car pour les utilisateurs, le coût financier est un facteur déterminant.

Il y a donc encore du pain sur la planche : renforcer les contrôles, assister les membres, améliorer la réglementation, sensibiliser l’opinion publique et surtout veiller à s’attaquer jour après jour aux injustices et aux inégalités. Nous caressons aussi l’ambition de mettre tout en œuvre pour traiter le problème à la racine. Car ensemble, on est plus forts ! »


Spécifiquement pour le transport et la logistique ?

Frank Moreels, président de l’UBT, ouvrant la journée d’étude, était très clair : « Comme organisation syndicale, nous devons nous poster à cette porte d’entrée et ne pas attendre jusqu’à ce que les intérimaires soient un jour engagés définitivement. Un intérimaire est un travailleur comme les autres et il y a un syndicat pour les défendre. Nous savons en effet qu’on n’entre plus dans le secteur logistique sans passer par la porte d’entrée du contrat d’intérim. 

C’est pourquoi l’UBT a décidé de faire du secteur de l’intérim une priorité et de le faire ensemble avec la FGTB Métal, dans le but d’obtenir une meilleure protection et des contrats stables pour cette catégorie de travailleurs. »
 

Des chiffres parlants
Actuellement, les entreprises ont un recours excessif aux contrats journaliers successifs :

  • Entre 2015 et 2020 la moitié des contrats d’intérim étaient des contrats journaliers.
  • En 2016, 2017 et 2018 on a enregistré chaque année trois millions de contrats journaliers successifs.
  • En 2019 et en 2020, il s’agissait chaque fois d’au moins 2,5 millions de contrats, malgré la crise du coronavirus.

 
Une campagne commune ‘contrats journaliers’

Le 15 novembre dernier, les trois syndicats ont lancé ensemble une nouvelle campagne pour attirer l’attention sur les 30.000 intérimaires vivant chaque jour dans l’insécurité. Les travailleurs intérimaires méritent plus de sécurité et plus de respect. Pour cette raison, il faut un accord qui réserve une place centrale aux intérêts de l’intérimaire.

 

Protocole d’accord Assistance dans les aéroports - CP 140.04

Après un bon travail préparatoire de l’UBT-FGTB, nous sommes parvenus à conclure un accord sectoriel après deux rounds de négociations.

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Procès Deliveroo : la fin de la fausse indépendance ?

Deux ans ou presque après que l’auditeur du travail a saisi le tribunal, le dossier contre Deliveroo sera plaidé jeudi 28 octobre 2021.

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Protocole d’accord Secteur des Taxis CP 140.02

Après un travail préparatoire approfondi de l’UBT-FGTB, nous sommes parvenus à conclure un accord sectoriel après deux rounds de négociations.

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