« On vient partout et on découvre la région »

Les travailleurs de nuit, qui sont- ils ? Que font-ils ? Qu’est-ce qui les motive ? Dans la série ‘Oiseaux de nuit’, be motion quitte ses pantoufles pour chausser ses chaussures de travail et rendre visite aux travailleurs qui font la nuit.

Cette fois-ci, nous embarquons dans le bus de Kristof Bellis. Dans son autocar, il amène les vacanciers à leur destination, stations de ski, paradis de soleil ou city trips.

Depuis combien de temps travaillez-vous comme chauffeur ?

« Depuis 12 ans. D’abord comme chauffeur pour De Lijn et depuis août 2018, je suis dans le secteur du tourisme. J’amène les vacanciers à leur destination. Je roule le plus souvent pendant le jour – ainsi, aujourd’hui, je roule sur Paris avec des écoliers d’Anderlecht. Mais je roule aussi la nuit. Dans ce cas, nous sommes deux chauffeurs qui se relayent. »

Rouler la nuit, c’est lourd ?

« En tout cas, rouler la nuit, ce n’est pas pour tout le monde. Mon collègue et moi, nous nous relayons toutes les trois heures. Cela signifie donc qu’on peut dormir pendant maximum deux heures et demie pour ensuite reprendre le volant pendant trois heures en restant très concentré. D’ailleurs, on ne dort pas comme dans son propre lit, on dort dans une toute petite cabine cahotante. La semaine dernière, nous avons eu de la malchance parce que l’organisateur du voyage n’avait pas prévu d’hôtel pour les chauffeurs à notre arrivée. Finalement, nous avons été tout heureux de trouver quand même un endroit pour dormir. Mais ça, c’est le côté aventureux de notre job. J’adore mon métier. La nuit, il n’y a presque pas de circulation sur la route. Et on vient partout. Le jour, on a l’occasion de découvrir une ville ou une région. »

Effectuez-vous toujours les mêmes trajets ?

« Non, je ne fais pas tous les jours le même trajet. Chaque jour est différent. Les agences de voyage font appel à nos services, parfois à la toute dernière minute. Une semaine, j’amène les skieurs en Autriche et je fais la navette avec mon car entre l’hôtel et la piste de ski. La semaine suivante, je roule sur Berlin, Londres ou Paris. Ces deux dernières villes sont ma destination préférée, tant pour le voyage que pour la ville. Même si la circulation constitue parfois un vrai défi. Et trouver une place pour stationner est un véritable casse-tête. Le fait d’avoir un deuxième chauffeur à ses côtés constitue alors un avantage inestimable. Les collègues ne sont d’ailleurs pas toujours les mêmes. Nous disposons d’une équipe de neuf chauffeurs fixes et de quelques autres collègues qui viennent donner un coup de main en période de pointe. »

Êtes-vous content d’avoir choisi l’autocar ?

« Oui, j’ai vraiment fait le bon choix. Je commençais à me lasser de mon travail chez De Lijn, faire chaque fois les mêmes trajets, j’en avais marre. Aujourd’hui, mon travail est beaucoup plus varié et bien plus aventureux – j’espère encore découvrir beaucoup d’autres villes. Et je transporte des gens en vacances qui sont généralement d’excellente humeur. »

 

Nachtuilen FR 1

 

Cette article est publiée dans la dernière édition de be motion, le magazine trimestriel de la FGTB-UBT. Lisez ce magazine complètement en ligne.