Combien de bagages encore laissés en rade avant que BAC n’investisse à Zaventem?

L’aéroport de Zaventem avec son problème des bagages commence à ressembler de plus en plus à une série télévisée.


Tapis à bagages qui tombent en panne, problèmes d’électricité, valises dont les sangles se détachent et s’enchevêtrent, ... A chaque fois, les bagagistes sont contraints de décharger le tapis roulant - un carrousel de plusieurs centaines de mètres - pour permettre la réparation de ce vieux machin. Ensuite, les bagages doivent être triés à la main pour les charger plus tard dans les conteneurs. Les vols censés partir à l’heure prévue ne peuvent pas toujours attendre, les compagnies aériennes préférant partir sans bagages.

Sandra Langenus, secrétaire de l’UBT : “Le système de traitement des bagages de Zaventem doit impérativement être renouvelé car en réalité, il n’est plus adapté à l’augmentation du nombre de vols. Cette situation n’a rien à voir avec un effectif suffisant ou insuffisant, il s’agit tout simplement d’une question technique. La solution consiste en des investissements à faire de toute urgence.”

Un nombre croissant de compagnies aériennes demandent aussi aux passagers de payer pour le check-in de leurs bagages. Résultat des courses : les passagers voyagent avec des bagages à main trop grands ou trop lourds. Au moment de pénétrer dans l’avion, on leur explique sur un ton ferme que leurs bagages doivent être mis dans la soute, situation qui est souvent source de vives discussions avec le membre du personnel chargé de leur annoncer la mauvaise nouvelle. Elle provoque aussi une augmentation de la charge de travail des bagagistes qui doivent descendre les valises l’une après l’autre de l’escalier de secours. Et tout ce travail doit se faire vite. Actuellement, le tarmac est l’endroit idéal pour faire des bagagistes de vrais athlètes.

Sandra Langenus : “Il est clair que BAC doit procéder d’urgence à des investissements dans l’aéroport de Zaventem. Il faut adapter le système de tri des bagages et renouveler d’urgence le matériel. Depuis 2013, Brussels Airport a versé plus de 354 millions d’euros à ses trois actionnaires. Mais en même temps, Brussels Airport tarde à investir dans l’infrastructure dans laquelle les travailleurs sont amenés à faire leur travail en coulisse. Ainsi, le tapis à bagages souterrain semble sortir d’un mauvais documentaire des années 70. Si on veut ‘vendre’ l’aéroport de Zaventem comme un grand acteur pouvant rivaliser avec Amsterdam ou Prague par exemple, il faudra aussi procéder à des investissements dans les coulisses où le personnel se plie en quatre pour que les passagers puissent partir en toute sécurité, avec leurs bagages. Nous demandons donc que Brussels Airport prenne ses responsabilités et procède aux investissements nécessaires à l’amélioration des conditions de travail qui semblent dater d’avant-guerre.”

L’UBT a demandé à Brussels Airport d’agir rapidement et espère obtenir déjà cet après-midi des réponses concrètes à ses préoccupations. Cet après-midi, L’UBT a une réunion avec la direction à ce sujet à 16u. L'UBT souhaite rechercher des solutions dans un esprit constructif afin d’éviter dans le futur tout problème aux passagers.