Les employeurs refusent de payer un salaire décent à leurs chauffeurs

Il y a quatre ans, les partenaires sociaux du secteur transport de marchandises et logistique (c’est-à-dire aussi bien les syndicats que les fédérations patronales) ont élaboré une nouvelle classification des fonctions pour le personnel roulant.

A ce jour, les fédérations patronales ont refusé de transposer cette nouvelle classification sur les salaires. Les seules propositions qu’elles ont avancées concernaient des salaires qui impliqueraient un recul financier important pour les chauffeurs. Propositions inacceptables pour l’UBT !

La pénurie de chauffeurs source de créativité patronale

De nombreuses entreprises de transport rencontrent des difficultés à trouver des chauffeurs ou à les garder. Les faibles salaires payés dans le secteur sont en grande partie responsables de la pénurie de chauffeurs. Les mauvaises conditions salariales jointes à la flexibilité importante demandée aux chauffeurs ne contribuent certainement pas à améliorer l’image de la profession chez les travailleurs. Les jeunes chauffeurs principalement décrochent et cherchent un emploi de chauffeur de camion dans d’autres secteurs où les salaires horaires sont nettement plus élevés. Par conséquent, ces derniers mois, bon nombre d’entreprises ont fini par conclure avec les organisations syndicales, en dehors de leurs fédérations patronales, des accords qui devraient permettre de convaincre les chauffeurs à venir travailler chez elles et à y rester, en leur payant par exemple une prime d’ancienneté ou d’autres primes bien plus élevées.

Le double langage de l’UPTR, de TLV et de Febetra

Les fédérations patronales continuent à camper sur leurs positions : seul le minimum minimorum serait possible pour les chauffeurs. Pourtant, elles s’étaient déclarées prêtes à ‘faire tourner encore une fois les tableaux Excel’ pour voir ce qu’il était possible de faire côté salaires. Des promesses bidon ! De plus, si elles souhaitent discuter de la liaison des salaires à la classification, elles veulent le faire uniquement dans le carcan de la norme salariale 2019-2020. Cela signifie donc qu’elles veulent imputer encore une fois la liaison des salaires à la classification des fonctions sur la norme salariale, au détriment des travailleurs donc, alors que ce coût a déjà été imputé dans le cadre des négociations sectorielles il y a quatre ans.

Nous payer en monnaie de singe ? C’est ‘Non’ !

La dernière proposition des fédérations patronales pour discuter de la liaison des salaires dans un groupe de travail est à nouveau une coquille vide. Une proposition qui vise de nouveau à nous payer en monnaie de singe. Une proposition qui n’apporte pas un cent de plus aux chauffeurs de camion.

L’UBT est apparemment la seule organisation syndicale qui ne donne pas dans ce piège patronal. Les autres syndicats se laissent tromper par la main tendue par les fédérations patronales, une main pourtant vide ... L’UBT est donc la seule à monter au créneau pour défendre vos intérêts. Mais pour réussir, nous avons besoin de votre aide !

Interpelez donc à nouveau votre patron pour l’inciter à discuter de la problématique avec la fédération patronale dont il est membre et pour protester contre l’attitude de l’UPTR, Febetra ou TLV. Ces fédérations doivent, elles aussi, respecter la volonté de leurs membres, tout comme nous avons le devoir de défendre vos intérêts.

 

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