Ils vous procurent des vacances sans soucis

L’été s’approche à grands pas. Nous sommes nombreux à partir pour profiter du soleil et de vacances bien méritées.

Nous avons mis nos espadrilles et parlé avec Peter et Hassan – deux membres de l’UBT qui veillent à ce que vous et vos bagages arrivent ‘sains et saufs’ à destination.


Peter Van Bastelaer

PeterVanBastelaer

  • Chauffeur d’autocar
  • 52 ans
  • Exerce le métier depuis 19 ans

 

Ma journée commence toujours très tôt, entre 3 et 5 heures du matin, quand la plupart des gens se retournent encore une fois dans leur lit. Les journées d’un conducteur d’autocar sont très longues. En fonction de la destination, la durée de mes journées de travail oscille entre 7 et 15 heures. J’ai donc vraiment besoin de mes moments de repos car le chauffeur a une responsabilité énorme à l’égard de ses passagers. La période d’été est très agréable pour travailler. Les gens sont de bonne humeur parce qu’ils partent en voyage. C’est vraiment chouette de transporter des passagers enjoués. Comme les voyages en été durent souvent plusieurs jours, on est assisté par un collègue. Cela profite également à la bonne ambiance et vous rassure parce qu’il y a toujours un collègue à vos côtés à qui vous pouvez vous fier. Nous faisons régulièrement des arrêts dans des stations-service. Les passagers peuvent y acheter des boissons rafraîchissantes et se dégourdir les jambes. Nous empêchons la chaleur d’envahir le car grâce à la climatisation, une bien belle invention si vous me le demandez.

Les cars subissent un contrôle mensuel par une firme spécialisée. Avant de partir, je contrôle moi-même chaque fois minutieusement le bus pour être sûr et certain que tout est en ordre. Et si je constate un problème, on me remplace immédiatement le bus.

J’ai choisi ce métier parce qu’il me procure une grande liberté et me permet de visiter de beaux endroits. Et chaque jour est différent à cause des passagers qui changent à chaque voyage.

 

Hasan Shalabi

HasanShalabi

  • Bagagiste
  • 49 ans
  • Bagagiste depuis 13 ans déjà

 

Le travail de bagagiste est un travail pénible, tant sur le plan physique qu’émotionnel, à cause du travail lourd que nous devons faire, quelles que soient les conditions : pluie, tempête, froid sibérien, chaleur étouffante, ... Tout est une affaire de timing. Les passagers veulent récupérer leurs bagages le plus vite possible tandis que les avions veulent partir à l’heure. En haute saison, nous devons donc nous plier en quatre. La plupart des gens partent en vacances en haute saison, ce qui constitue une pression constante pour les bagagistes.

Les bagagistes travaillent soit sur le tarmac, soit dans la salle des bagages. Sur le tarmac, on est toujours confronté aux conditions météorologiques. Donc en été, on travaille aussi en périodes de canicule. Dans ce cas, j’essaie de me protéger du soleil et de rentrer à l’intérieur immédiatement après le chargement et le décharge- ment. J’essaie de m’y rafraîchir avec la clim et de boire suffisamment d’eau pour éviter la déshydratation. L’employeur met la boisson à notre disposition car il y est obligé.

J’aime mon travail et je m’entends bien avec mes collègues. Mais je sens aussi très bien que la charge de travail a augmenté dans notre secteur à la suite des économies. Mon message aux passagers est que si nous nous mettons en grève, ce n’est pas pour les embêter. Si nous le faisons, c’est parce qu’il n’y a plus d’autre solution pour faire comprendre à notre employeur qu’il doit faire quelque chose pour améliorer la situation.

 

Cette article est publiée dans la dernière édition de be motion, le magazine trimestriel de la FGTB-UBT. Lisez ce magazine complètement en ligne.