Transport scolaire en Wallonie : une urgence sociale ignorée
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- Catégorie : Nouvelles Transport & Logistique
- Publication : jeudi 18 septembre 2025 11:16
Les enfants et les travailleurs méritent mieux !
Chaque jour, près de 26.000 élèves prennent le bus scolaire en Wallonie. Parmi eux, 15.900 sont dans l’enseignement spécialisé. Sans ce service, des milliers de familles n’auraient aucune solution.
Mais derrière ce service vital, la réalité est dure : pénurie de chauffeurs, abus des flexi-jobs, trajets interminables, bus vétustes et conditions de travail précaires.
Flexi-jobs : stop aux emplois précaires !
On veut faire croire que les flexi-jobs sont une solution rapide à la pénurie de chauffeurs. C’est faux.
Ces contrats créent de la précarité, empêchent d’attirer durablement de nouveaux travailleurs et tirent tout le secteur vers le bas.
Le transport scolaire doit reposer sur des emplois stables et décents.
Des chiffres qui parlent
Le TEC organise aujourd’hui environ 950 circuits scolaires. Chaque jour, 26.000 élèves en dépendent, accompagnés par environ 750 convoyeuses et convoyeurs.
Suite à un manque de chauffeurs, certains circuits s’allongent tellement que des enfants passent 3 à 4 heures par jour dans le bus.
A la suite de quoi, nous constatons l’arrivée de taxis scolaires (max. 8 enfants) sans accompagnatrice ni accompagnateur. Cela réduit les durées de travail des chauffeurs et complique encore le recrutement, tout en fragilisant davantage la qualité du service.
Pendant ce temps, les véhicules vieillissent et l’entretien manque. Chauffage en panne, climatisation inexistante, sièges usés…
Les inégalités explosent
Les élèves de l’enseignement spécialisé représentent une grande partie des usagers. Ils devraient bénéficier d’une attention particulière. Pourtant, ils sont souvent les premiers à subir les trajets trop longs, les retards et le manque de véhicules adaptés.
Le transport est gratuit pour eux, mais cela ne suffit pas si la qualité n’est pas au rendez-vous. Derrière les discours officiels, ce sont toujours les mêmes familles qui paient le prix fort.
Ce qui coince
Le financement du service ne suit pas. Au contraire, il est sous pression et menace même d’être réduit sous la conduite des ministres Glatigny et Desquesnes.
Les travailleurs doivent tenir avec des contrats temporaires, du temps partiel imposé et des horaires cassés matin et soir.
Les infrastructures de ramassage restent mal adaptées, souvent dangereuses, et les parents ne reçoivent pas toujours d’informations claires.
Nos revendications à la FGTB-UBT
Nous exigeons un plan clair et ambitieux pour le transport scolaire en Wallonie :
- Recruter des chauffeurs avec de vrais salaires et des contrats stables.
- Mettre fin aux flexi-jobs et à la précarité organisée.
- Fixer des trajets plus courts, surtout pour les enfants de l’enseignement spécialisé.
- Moderniser les bus et garantir le confort et la sécurité à bord.
- Sécuriser les parkings et les arrêts.
- Instaurer un vrai dialogue social, avec les syndicats, les écoles et les parents.
Un choix de société
Le transport scolaire, ce n’est pas secondaire.C’est un droit pour les enfants, un emploi pour des centaines de collègues, et un service public essentiel.
Investir dans ce service, c’est offrir à chaque élève un trajet digne et sûr. C’est améliorer le quotidien de milliers de familles. C’est reconnaître le travail de celles et ceux qui font tourner les bus chaque matin.
La FGTB-UBT le dit clairement : Il est temps de mettre en place un transport scolaire digne, sûr et social.
