L’UBT veut plus de femmes dans le secteur de la manutention aéroportuaire !

« Plus de femmes dans le secteur du transport » : voilà une résolution de congrès de l’ETF à laquelle l’UBT souscrit à 200 %, et certainement dans le secteur de la manutention aéroportuaire (comme chez Aviapartner ou Alyzia).

À l’heure actuelle, moins de 5 % des manutentionnaires dans les aéroports sont des femmes. Il est urgent que ce pourcentage augmente. L’UBT constate que les employeurs dans les aéroports belges manifestent peu d’intérêt pour le recrutement de femmes. C’est assurément le cas dans la manutention des bagages où, à ce jour, les femmes ne sont guère nombreuses.

A une époque où le manque de main d’œuvre qualifiée dans le transport n’a jamais été aussi important, et certainement dans le secteur de la manutention aéroportuaire, il est urgent que les employeurs changent leur fusil d’épaule. « Il est grand temps que les femmes reçoivent autant de chances que les hommes de décrocher un emploi dans le transport, y compris dans la manutention aéroportuaire, et pas seulement en période de pénurie sur le marché du travail. Dans notre entreprise, Aviapartner, nous mettrons tout en œuvre pour protéger les femmes et les hommes et les traiter avec respect. Nous nous battons pour avoir suffisamment de personnel et pour de bonnes conditions de travail pour les hommes et les femmes » explique Kamaal Afassi, délégué UBT chez Aviapartner.

Les exigences de l’UBT sont les suivantes :

  • Pas de distinction entre les hommes et les femmes au niveau du recrutement, de l’affectation et de l’exécution des emplois
  • L’employeur doit mettre à disposition des vestiaires et sanitaires séparés
  • Les uniformes, les vêtements de travail et les mesures de sécurité doivent être adaptées à la fois aux hommes et aux femmes
  • Travail faisable pour tous

Pour Sandra Langenus, secrétaire UBT, c’est évident : « Les femmes ne veulent pas un traitement spécial, elles veulent une égalité de traitement ! Elles ont droit à un emploi dans la manutention aéroportuaire. Le métier de bagagiste est un métier difficile pour les hommes et les femmes. L’employeur doit prendre des mesures pour rendre le métier de manutentionnaire faisable, afin que chacun puisse continuer à l’exercer. Un dos ou des genoux démolis, des épaules surchargées : c’est douloureux tout le monde. Chers employeurs, il y a du pain sur la planche dans notre secteur ! »

Le métier de bagagiste est physiquement très lourd. Il faut travailler à un rythme élevé pour garantir un départ ponctuel, par tous les temps et souvent à l’extérieur. Quelque 25 tonnes de bagages passent en moyenne par les mains des manutentionnaires qui opèrent en équipes de 5 à 6 travailleurs. En tant qu’UBT, nous continuerons de plaider en faveur de la reconnaissance du travail de « manutentionnaire » comme métier pénible afin que les travailleurs ne soient pas contraints de s’épuiser à la tâche jusqu’à leur retraite.
Ici aussi, les employeurs doivent redoubler d’efforts pour améliorer les conditions (de travail).

Synthèse des revendications de l’UBT :

  • Du matériel ergonomique et des accessoires adaptés
  • Un nombre suffisant de pauses
  • Une occupation complète des équipes
  • Une automatisation permettant d’alléger le travail physique et de le rendre plus supportable

A travail égal, salaire égal et pour un travail faisable dans le secteur du transport ! Voilà qui était, qui est et qui reste le combat de l’UBT, pour chaque travailleuse et chaque travailleur.