Travailler jusqu'à la mort ?

L’Union Belge du Transport incite la fédération du transport FEBETRA à rappeler la FEB à l’ordre !


Ce lundi 10 septembre, une centaine de militants de l’UBT mènent une action devant le siège principal de la FEBETRA à Bruxelles. La FEBETRA est une fédération patronale du secteur du transport belge qui est membre de la FEB. L’UBT souhaite que la FEBETRA rappelle à la FEB que ses positions en matière de fin de carrière, de métiers pénibles et de pensions sont totalement inacceptables.


Se tuer au travail ?

Plusieurs centrales professionnelles de la FGTB mènent aujourd’hui des actions devant le siège de leurs fédérations patronales affiliées à la FEB. Frank Moreels, président de l’Union Belge du Transport : “Avec une centaine de militants, l’UBT a fait comprendre à la FEBETRA que les positions prises par la FEB dans le cadre de la concertation sociale nous inquiètent au plus haut point. Il suffit de penser aux positions patronales en matière de métiers pénibles, de fin de carrière ou encore de pensions. Pour les travailleurs du secteur du transport, ces positions sont totalement irréalistes. L’accès au RCC, anciennement la prépension, est rendu de plus en plus difficile, l’âge de la pension a été relevé et la discussion sur les métiers pénibles continue de traîner en longueur. Les revendications de la FEB vont loin, beaucoup trop loin !” L’UBT demandera par conséquent à la FEBETRA de signer une charte par laquelle elle s’engage à plaider au sein du conseil d’administration de la FEB pour des pensions décentes, pour un âge légal de la pension à 65 ans et pour une liste de critères objectifs définissant la notion de travail pénible au lieu d’une liste des métiers pénibles.


Les employeurs refusent de transposer la classification des fonctions sur les salaires.

Au cours des dernières années, le secteur du transport a élaboré une toute nouvelle classification des fonctions pour laquelle on a fait appel à un bureau spécialisé. Frank Moreels : ”La classification a été approuvée tant par les employeurs que par les organisations syndicales. Et puis, plus rien ... Les négociations sur l’application concrète de la classification des fonctions traînent depuis deux ans et se trouvent dans une impasse totale. Cette attitude revient à un manque de respect total vis-à-vis de l’ensemble des travailleurs du transport. Alors qu’il y a des entreprises qui fournissent un effort particulier pour offrir à leurs chauffeurs un salaire attractif, les fédérations patronales ne veulent pas bouger. Elles ratent ainsi l’occasion d’améliorer l’attrait de la profession de chauffeur professionnel.”

 

Téléchargez le tract ici (pdf).