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Après
plusieurs réunions, la concertation sociale au sein
de la commission paritaire pour les ouvriers du
transport et de la logistique (CP 140.04.09) se
trouve à un point mort.
Les
négociations ont abouti à un résultat bien maigre et
elles sont entravées par l'arrogance des patrons qui
n'hésitent pas à qualifier les avantages sociaux
déjà pas très nombreux dans le secteur de "hamac
social". Ils refusent même des revendications
syndicales qui ne coûtent pour ainsi dire rien,
alors que les organisations syndicales n'ont d'autre
but que de négocier un accord honorable et réaliste
pour les années 2009 – 2010.
Que nous
offrent les employeurs ?
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En ce qui concerne le pouvoir
d'achat : le minimum de 125 € en 2009 et de 250
€ en 2010, à payer principalement par le biais
d'écochèques avec lesquels on ne peut acheter
que des lampes économiques, du matériel
d'isolation, du terreau, etc. De plus, l'octroi
de ces écochèques serait unique et au prorata
des prestations de travail. Ce qui signifie en
langage humain : celui qui travaille à mi-temps
ne reçoit que la moitié et l'avantage ne serait
plus accordé en 2010.
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L'alternative syndicale
d'octroyer des titres repas que les travailleurs
du transport et de la logique connaissent bien
mieux, est rejetée pour des" raisons de
principe".
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Lors des négociations, les
patrons voulaient nous imposer l'annualisation
de l'index avec application différée
(c'est-à-dire l'indexation ne serait plus payée
qu'une fois par an et avec un retard de trois
mois !).
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Le patronat ne veut pas
s'engager sur un résultat concernant les
vêtements de travail, un deuxième pilier de
pensions, une meilleure maîtrise du travail
intérimaire … Tous ces points (dont certains ne
coûtent pas un cent !) seraient renvoyés à des
groupes de travail, sans aucun engagement quant
au résultat. Pourtant, l'instauration d'une
pension complémentaire figurait déjà dans le
précédent accord sectoriel. Les patrons
reviennent donc sur la parole donnée !
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Un
certain nombre de revendications sociales comme
l'instauration d'un complément aux allocations
pour chômage économique, d'un complément au
revenu de remplacement en cas de perte de la
sélection médicale, ou encore le relèvement de
l'indemnité en cas de vol de bagage … ont été
systématiquement balayées de la table par les
représentants patronaux.
Malgré
l'attitude réaliste des organisations syndicales,
les patrons adoptent une position intransigeante.
Mais la crise ne peut servir d'alibi pour nous
envoyer sur les roses avec un sac de terreau. Lors
de la réunion du 16 juillet, les organisations
syndicales feront une ultime tentative pour trouver
un compromis acceptable.
Restez
mobilisés ! Informez vos collègues de l'attitude
irresponsable des employeurs. Suivez les mots
d'ordre du front commun syndical ! |