Les négociations engagées chez la
SA Giraud à Izegem à la suite du licenciement
collectif décidé par l'entreprise ont été arrêtées
le 15 juillet.La direction avait confirmé sa
volonté de licencier d'ici la mi-août 74
travailleurs (71 ouvriers et 3 employés) des 119
encore présents à l'entreprise.
Les syndicats étaient bien forcés de constater
que la direction de Giraud ne voulait pas libérer un
cent pour financer un plan social prévoyant des
mesures d'accompagnement et/ou des indemnités de
départ. Même l'octroi de la prépension aux
travailleurs âgés n'était pas une option pour la
direction.
La direction locale de Giraud a d'autre part
confirmé que l'opération de restructuration –
imposée par la direction de Giraud en France –
devait se faire au moindre coût et de préférence
sans le moindre coût.
Pour les syndicats, il est évident que la
direction entend se débarrasser des travailleurs
visés sans devoir débourser un euro. Même une prime
de départ minimale pour les travailleurs qui
quitteraient volontairement l'entreprise, n'est pas
possible.
Depuis le mardi 15 juillet, les travailleurs
bloquent l'accès à l'entreprise. Tous les chauffeurs
qui étaient sur la route, sont rentrés spontanément
à l'entreprise pour manifester leur solidarité et
leur soutien à l'action.
Nous sommes prêts à nous remettre autour de la
table si la direction présente spontanément une
proposition "honorable".
La direction a brandi la menace – menace qui a
été reprise dans un procès-verbal officiel – de la
faillite de l'entreprise au cas où les syndicats
oseraient entreprendre la moindre action. C'est du
chantage jamais vu !
Jeudi le 17
juillet, la direction a même fait appel au tribunal
et à des huissiers pour briser la grève.
Les syndicats sont prêts à reprendre les
négociations, mais pas pour discuter d'une coquille
vide ! Les travailleurs de la firme Giraud
soutiennent l'action comme un seul homme et ce
jusqu'à ce qu'une solution soit dégagée !