La négociation d'un plan social dans le siège
local du groupe de transport Giraud à Izegem a été
suspendue. La direction a en effet fait savoir qu’il
n’y a pas d’argent pour l’élaboration d’un plan
social. Elle ne veut même pas parler de la
prépension. Vu cette attitude, l’UBOT-FGTB n'a pas
d'autre solution que de passer à l’action. Depuis
cet après-midi, les ouvriers sont en grève et les
portes de l’entreprise à Izegem sont fermées.
Mauvaise
gestion
La raison des problèmes est l'annonce par la
direction de sa volonté de procéder au licenciement
collectif de 90 de ses 145 travailleurs, 83 ouvriers
– quasiment tous des chauffeurs – et 7 employés.
Selon nous, des problèmes autres que les prix
élevés du carburant sont à l'origine du licenciement
collectif envisagé. Depuis plusieurs années, la
direction de Giraud Izegem se distingue par son
instabilité et son manque de professionnalisme.
Par ailleurs, la trop grande dépendance de
quelques grands clients n’est pas non plus une bonne
chose pour l’entreprise. L’UBOT-FGTB constate que
quatre grandes entreprises constituent 80% de la
clientèle de Giraud Izegem, ce qui a pour
conséquence une trop grande dépendance au niveau de
la fixation des prix.
Les trois dernières années, l’entreprise a engagé
six directeurs généraux, ce qui n'est certainement
pas un gage de stabilité et de professionnalisme au
niveau de la gestion.
Un plan social
Notre première priorité est l’élaboration d’un
plan social pour les ouvriers concernés. L'UBOT-FGTB
prendra ses responsabilités pour arriver à un plan
social digne du nom.
Encore
aujourd’hui, la direction n’était pas prête à
engager une discussion sérieuse. L'administrateur
délégué, M. Rudy Everaert, a souligné que la
direction de Giraud à Paris ne veut pas libérer des
moyens pour l’élaboration d’un plan social. La
prépension n’est pas une option non plus.
Giraud fait pourtant partie d’un grand groupe
international avec 16 succursales en Europe, dont 3
en Belgique. Un groupe de cette ampleur dispose
certainement des moyens pour encadrer et accompagner
une restructuration de manière humaine. Avec ce
refus hautain d'engager le dialogue sur un plan
social, le groupe Giraud fuit tout simplement ses
responsabilités. L’UBOT-FGTB ne peut pas accepter
une telle attitude et soutiendra pleinement toutes
les actions des ouvriers de Giraud.